Fiche Jacques le Fataliste et son maître de Diderot (Prédominance d'un raisonnement sur la place donnée au lecteur)

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Fiche Jacques le Fataliste et son maître de Diderot (Prédominance d'un raisonnement sur la place donnée au lecteur)

Message  Pleen (PE) le Dim 9 Oct - 8:56

Jacques le fataliste et son maître est un roman de Denis Diderot dont l'écriture s'étend de 1765 jusqu'à la mort de ce dernier en 1784. Ce roman complexe, déconcertant et déroutant par ses digressions – sans doute l'œuvre de Diderot la plus commentée – puise pour partie son inspiration dans la Vie et opinions de Tristram Shandy de Laurence Sterne, parue quelques années auparavant (1759-1763).

Multipliant les rebondissements invraisemblables, tout comme les interruptions oiseuses d’un narrateur exaspérant et omniprésent, le roman raille ouvertement les poncifs du genre, quitte à irriter son lecteur dont les attentes semblent sans cesse déçues. L'incipit du roman, demeuré célèbre, donne le ton :

« Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe ? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va ? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut. »

Jacques, qui voyage en compagnie de son maître, possède une personnalité plus complexe que celle d'un valet de comédie : il est bavard mais aussi quelque peu philosophe (« une espèce de philosophe ») et c'est à son fatalisme qu'il doit son surnom (même si j'ai trouvé qu'il était plus déterministe que fataliste, mais je viens de trouver sur wiki que si Diderot continue d’utiliser le mot « fatalisme », c’est parce que le terme « déterminisme » ne rentrera dans la langue que quelques années après la mort de l’auteur). Pour combler l’ennui, il promet à son maître de lui raconter la suite de ses aventures amoureuses.
Mais ce récit est sans cesse interrompu soit par son maître, soit par des interventions ou incidents extérieurs, soit par des « histoires » autonomes venant se substituer au récit initial.

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http://elisabeth.kennel.perso.neuf.fr/le_narrateur_et_le_lecteur.htm
Cette étude semble la mieux à même pour vous faire part de la notion de LECTEUR FICTIF à travers l'oeuvre de Diderot. Toute la page est bonne à lire.
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Pleen (PE)

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